Porté depuis 2022, le PSS Hydrogène répond à un enjeu majeur : le développement massif de l’hydrogène décarboné. Les propriétés complexes de cette molécule – fragilité, perméabilité, risque d’explosivité – imposent à l’industrie d’évoluer rapidement pour garantir sécurité, performance et durabilité des installations.
Durant ces trois années, les équipes du Cetim ont avancé sur de nombreux axes :
- Choix et définition des matériaux (métalliques, polymères, composites) adaptés aux environnements H₂.
- Paramétrage d’essais reproduisant les conditions réelles d’usage.
- Caractérisation des composants critiques (joints, capteurs, vannes, robinetterie).
- Analyse des contraintes opérationnelles rencontrées par les industriels
La journée de clôture a été rythmée par un programme dense, révélant l’ampleur du travail mené. Les participants ont alterné entre conférences techniques, table ronde, et visite de stands de démonstration.
La journée a été structurée autour de quatre grands enjeux de la filière :
- Choix des matériaux en environnement hydrogène
- Étanchéité et sûreté des installations
- Normalisation et codes de conception
- Durabilité et fiabilité des procédés de production
Focus : Table ronde sur la normalisation – un tournant pour la filière hydrogène.
Réunissant des industriels de référence et des représentants de l’UNM, cet échange a mis en lumière l’importance d’un socle normatif robuste pour accompagner l’essor des technologies hydrogène.
Les intervenants ont rappelé que la montée en puissance de l’hydrogène impose d’adapter rapidement les normes, codes de conception et référentiels de sécurité, afin de garantir l’interopérabilité des composants, la fiabilité des installations et la sûreté des opérations. Dans un contexte où les propriétés de l’hydrogène entraînent des exigences techniques inédites pour les fabricants, ces travaux normatifs deviennent un pilier essentiel de la structuration de la filière.
En réunissant experts techniques et acteurs institutionnels, cette table ronde a permis d’identifier les priorités pour les prochaines années : harmonisation internationale, évolution des codes existants, intégration des retours d’expérience industriels et anticipation des futures réglementations. Une étape déterminante pour soutenir un déploiement sûr et durable de l’hydrogène en France.